Calmes blancs

Partout il y a le blanc. Un blanc qui épure. Un blanc qui défini.

Et ce blanc, ce n’est pas du vide, mais le blanc du papier caché sous la carte postale.

Un blanc pelucheux, doux, matiéré. Un blanc pas toujours blanc d’ailleurs, mais un blanc vivant, qui dessine et réinvente un paysage singulier, parfois déconcertant, à cheval entre la réalité objective de la photographie et la fiction du dessin au cutter.

En creusant la carte comme on retire quelques mauvaises herbes, le cutter laisse respirer.

Et la terre qui apparait dessous, cette nouvelle neige, c’est un blanc marqué par la vie, un blanc qui a voyagé à travers le temps comme ces cartes, c’est un blanc en creux, qui devient partie intégrante du paysage.

Ce sont des cartes postales. Glanées au fil du temps, elles ont été choisies, envoyées, conservées puis un jour abandonnées. Mais chez certaines d’entre elles, quelque chose interpelle et elles sortent de l’oubli dans lequel elles étaient tombées lorsque le cutter entre en jeu.

Un jeu pour retrouver la vie, ces vies qui étaient cachées dessous. Ces calmes blancs.