Une collection mêlant foulards et chapeaux

Chapeau cérémonie paille et tissu en soie imprimé dessins volcans de Céline Dominiak x Mademoiselle Chapeaux

Une proposition de collaboration chapeaux / foulards

« Bonjour Céline, notre collection est prête, peut-on passer vous voir à l’atelier ? »

Croisée deux mois plus tôt sur un salon, Chloé m’avait parlé d’une collection alliant chapeaux et foulards et demandé si cela m’intéresserait de collaborer à ce projet. Chloé Thiéblin est la fondatrice d’une marque de chapellerie française, Mademoiselle Chapeaux, qui promeut le renouveau du chapeau de cérémonie et la mise en valeur de savoir-faire peu courant aujourd’hui, comme celui de la paille cousue. Des valeurs communes et un univers complémentaire, tout était pour me plaire !

C’est donc une grande et belle surprise de voir ce projet faire surface quelques mois plus tard. Et une deuxième grande et belle surprise lorsque je découvre les prototypes de la collection que Chloé et Amandine la modiste ont imaginée : une gamme de chapeaux allant du chapeau de cérémonie au petit bob casual en passant par la casquette. Chaque modèle joue avec le foulard de façon différente, la soie est tour à tour tendue, souple, dessus, dessous, les effets sont multiples et je suis enthousiasmée !

Après réflexion, Chloé et Amandine ont choisi le motif des Volcans, celui repéré le premier jour par Chloé sur le salon.

Le travail de création, une nouvelle approche du dessin

Ce travail de composition en rond a été un pur bonheur, j’ai sélectionné des flammes et des fumées, recadré des pans de ciel et de la roche, redessiné de la matière, créé des petits foulard – paysages comme des lignes d’horizon, mis des montagnes en ruban et fait des biais sur mesure.

Prête en mars 2020, la collection chapeaux – foulards de Mademoiselle Chapeaux X Céline Dominiak dormira une année entière pour attendre de meilleures conditions de sortie… et la voilà disponible en 2021.

Dessin Volcans de Céline Dominiak, placement pour chapeaux
Détails chapeau en paille et biais sur mesure (Céline Dominiak x Mademoiselle Chapeaux)

Une collaboration enthousiasmante

J’aime particulièrement le dialogue créé entre la soie et la paille. La brillance et la souplesse de l’une répondent à la matité et la densité de l’autre, et ces deux matières naturelles sont mises en valeur par la biais sur mesure qui finit chaque chapeau. Une collaboration haute en couleur, aérienne et joyeuse, j’en raffole !

Les chapeaux issus de cette collaboration sont disponibles en trois coloris et en série limitée, dans les boutiques de mademoiselle Chapeaux, à Paris et, à Lille , ainsi que sur internet.

PETIT BOB EN PAILLE DE MADEMOISELLE CHAPEAUX - FOULARD DE CÉLINE DOMINIAK
TOQUE TURBAN AYO EN PAILLE DE MADEMOISELLE CHAPEAUX - FOULARD DE CÉLINE DOMINIAK

À l’origine de cette collaboration, une collection de foulards

J’ai réalisé la collection de foulards Volcans en 2014, suite à une envie furieuse de dessiner des fumées et des montagnes. J’ai dessiné ce grand paysage volcanique sur papier, au graphite puis je l’ai colorisé numériquement pour en proposer trois versions chromatiques. Les foulards sont imprimés en Italie sur du twill de soie, ils sont disponibles en trois coloris et deux tailles (cliquer ci-dessous) :

Une version papier de ce grand paysage

Les dessins existent maintenant sur papier impression fine art, en série limitée (10 exemplaires pour chaque couleur). À accrocher dans la chambre ou le salon, une autre façon de s’approprier ce paysage volcanique.

2021

Homme qui transforme le paysage d'un geste - Collage dessin sur photographie noir et blanc de Céline Dominiak

Cette année, j’aimerais faire un vœu collectif

Je lance donc un appel à nos énergies positives à toutes et tous, pour que d’un bond, d’un coup de baguette magique, le paysage s’embrase et s’illumine.
 
Alors si vous êtes partant-es, je lance le top départ : tous à nos formules magiques !
 
Inventons celles qui apportent l’amour et les couleurs, celles qui favorisent la solidarité et la bienveillance sans oublier celles qui nous gardent en forme, frais comme des gardons 😉

Ensemble, faisons de 2021 une année telle que nous la souhaiterions : vive, légère et joyeuse!

Portes ouvertes de l’atelier : les objets-bouées

Portes ouvertes de l’atelier Byzance

Notre rendez-vous bi-annuel ne pouvant se tenir comme d’habitude, nous avons invité des créateurs-créatrices des années précédentes à nous déposer des objets sur le thème des OBJETS-BOUÉES.

Les OBJETS-BOUÉES, ce sont ces objets qui nous aident à ne pas couler, ceux qui nous apportent force et réconfort, ceux qui nous permettent de transformer le négatif en positif.
Bref, un choix généreux pour relancer les corps et les cœurs !

Quatorze artistes pour une sélection chaleureuse et réjouissante !

Laissez le courant vous porter jusqu’à l’atelier Byzance et découvrez la sélection d’objets réconfortants, drôles ou touchants que chacun des exposant.es a sélectionné pour vous.

Une session différente

Compte tenu de la situation cette année, les portes ouvertes de l’atelier se tiendront sur une formule différente :

》 une durée plus longue : 6 jours
》 plus d’exposant.es ( 14 artistes )
》et moins de monde sur place ( seules Mathilde Bascaules et moi-même seront présentes) pour pouvoir vous accueillir sereinement

L’atelier sera ouvert tous les jours de 12h30 à 19h30, et sur rendez-vous en dehors de ces horaires.

Les horaires

L’ateleir sera ouvert tous les jours :
du mardi 15 au dimanche 20 décembre
12h30 – 19h30
sur rendez-vous : 06 11 83 35 22

Atelier BYZANCE
81 rue du Chemin vert – Paris 11

en dehors de ces horaires, contactez-moi au 06 11 83 35 22

Venez vous faire du bien…

… avec cette session inhabituelle de14 artistes, qui tel.les des thérapeutes vont s’occuper de nous pour notre plus grand plaisir !

Les Pépins (suite)

Une formule inédite

Prévue pour 6 jours à l’Espace Beaurepaire avec 17 artistes et artisan-es, cette exposition du collectif Les Pépins ne peut avoir lieu cette année… Rien n’est annulé, mais le fonctionnement évolue !
Nous vous proposons une formule qui, tout en étant virtuelle, maintient le lien et la spontanéité des échanges habituellement présents sur les salons. Cela se passera sur le réseau social Instagram.

Une vente en stories, sur Instagram

Nous serons une dizaine du collectif à proposer nos créations, le principe est simple :

Regardez les stories publiées le jour des ventes par (les informations importantes seront précisées (prix, taille, disponibilité). Lorsque quelque chose vous intéresse, vous cliquez sur la storie et vous arriverez sur le profil de la créatrice concernée. Allez dans ses stories : vous retrouvez le produit qui vous intéresse. Vous pouvez alors contacter directement la créatrice en lui laissant un message (réservation / question, …) sur cette storie. Elle vous répondra aussitôt puisque nous serons toutes derrière nos écrans et téléphones 🙋‍♀️

Trois rendez-vous :

MARDI 8 à 18h
JEUDI 10 à 18h
et
SAMEDI 12 à 11h

Pour vous faire une idée dès à présent, suivez la page @lespepins qui communique tous les jours sur les différent-es artistes qui participent à cette aventure inédite.

Une fois la vente terminée, les stories seront mises « à la une », vous pourrez retrouvez les pièces proposées même si vous n’êtes pas disponibles à l’heure dite.

Art et artisanat mélangé

Céramique, design textile, sérigraphie, luminaires, bijoux, illustration, broderie, gravure, maroquinerie, le choix est vaste !

Nous présenterons chacune une sélection différente pour chaque vente, beaucoup de pièces sont en petites série, la plupart sont des pièces uniques, ne tardez pas si vous avez un coup de cœur !

Les Pépins

Les Pépins, un collectif qui réunit art et artisanat

Cette belle vente des Pépins est un rare trésor où art et artisanat cohabitent sans frontière.

C’est chose rare en France où est installée depuis longtemps une séparation entre les artisan-es et les artistes. Comme si maîtriser une technique, un savoir-faire, empêchait d’avoir une approche artistique et singulière. Comme si un-e artiste n’était pas en lien avec la matière, comme si les mains qui travaillent et qui cherchent n’appartenaient pas à l’un-e comme à l’autre, comme si la répétition d’un geste, le fait de chercher à repousser sans cesse les limites de ce qu’il-elles ont entre les mains, idée ou matière, étaient réservé à un domaine ou à l’autre.

Une sélection sans démarcation

Ce souhait profond de tout mélanger me ressemble, ressemble à ce que je fais. Je suis créatrice de foulards en soie, mais j’ai également un travail artistique (collage, dessin, peinture, sculpture,…) et souvent cet « éclatement » perturbe.

Cette frontière mouvante entre une activité et l’autre, si différentes en apparence, est la zone où je me sens bien, celle qui est cohérente pour moi et où tout est lié. J’aime l’idée qu’un tableau puisse descendre de ses cimaises pour se fondre dans des objets plus intimes, comme des foulards, voire plus quotidiens, comme des pochettes pour tout transporter ou des coussins pour habiller un canapé.

C’est donc avec une grande joie que j’ai répondu à l’invitation du collectif des Pépins !

Des conditions inhabituelles

À l’heure où j’écris ce billet, beaucoup d’incertitudes encore sur la possible tenue physique de ce salon. Mais nous avons envisagé des solutions pour y pallier. Parmi celles-ci, une expo virtuelle et une vente en ligne qui se déroulera sur la page Instagram des Pépins.

C’est également par ce biais que vous pouvez dès à présent découvrir chacun-e des 17 exposant-es venu-es de toute la France et qui forment ce collectif cette année.

Exposition LES PÉPINS

du 8 au 13 décembre – 17 artistes et artinan-es – Espace Beaurepaire Paris 10 – Instagram

Un nouveau Foulard : Montagne

Dessin original du foulard MONTAGNE de Céline Dominiak

MONTAGNE est le quatrième pan de la collection LES PARADIS PERDUS

Ce nouveau foulard vient compléter et clore la collection qui comprend déjà 3 modèles :

Trois foulards de la collection Paradis perdus de Céline Dominiak

Comme les modèles Vallée, Chemin et Rivière, le modèle Montagne sera imprimé sur du twill de soie 
en 90 x 90 cm, les premiers essais d’impression sont en cours.

J’organise une souscription à l’occasion de la production de ce nouveau foulard.

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Portes ouvertes de l’atelier Byzance

 
En ce printemps particulier, nous avons décidé de maintenir nos traditionnelles portes ouvertes !

Parmi tous les bonnes raisons qui nous ont motivées, LA raison essentielle est que nous voulons conserver ce lien avec vous, lien que nous entretenons depuis de nombreuses années.

Pour vous, les portes ouvertes sont des occasions uniques de rencontrer des artistes, de découvrir leurs façons de travailler et leurs univers. C’est aussi l’occasion d’acquérir une création pour laquelle vous avez eu un coup de cœur, ou de trouver le cadeau que vous cherchiez.

Pour nous artistes, c’est l’occasion de montrer à la lumière ce que nous faisons le reste de l’année dans nos ateliers respectifs, de confronter nos projets et nos œuvres à votre regard. Nous avons besoin de cette visibilité : vos retours, vos commentaires, vos compliments, vos soutiens sont nos moteurs, cela nous permet d’avancer et de progresser, de gagner notre vie également.

Depuis 9 ans que l’atelier ouvre ses portes, nous avons eu la preuve que ces échanges sont précieux de part et d’autre – d’autant plus précieux que nous en avons été privé.es plusieurs semaines cette année. Nous espérons que vous serez nombreux-ses à venir partager avec nous ces moments conviviaux, amicaux et festifs !

Cette année je vous réserve des surprises… sur textile et sur papier

Déesse de la combativité
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Création et confinement

Tableau en cours de réalisation représentant des sommets enneigés

Concilier création et confinement, un équilibre à trouver

Depuis le 16 mars, la France est figée dans le confinement, est-ce une conjoncture que l’on peut concilier avec  la création ? La Team Petit Paris interroge ses adhérents pour savoir comment ces derniers se sont adaptés à cette situation exceptionnelle que nous vivons. Voici mes réponses aux trois questions posées ( par ailleurs  j’y dévoile un prochain projet ) :

  • Comment as-tu adapté ton activité de créateur au confinement ?

J’ai continué à venir tous les jours à l’atelier mais depuis le confinement j’y travaille seule alors que nous y sommes trois d’habitude. J’ai la grande chance de pouvoir continuer à avancer et à créer malgré cette situation très difficile.

Mon temps de travail personnel était rythmé par des rencontres régulières avec des ami-es artistes, pour échanger sur nos projets ou pour aller dessiner ensemble. Ces rencontres se font à présent via l’écran. Ce n’est pas parfait mais c’était très important pour moi de conserver ces rendez-vous.D’habitude, je pars souvent travailler à la montagne pendant le mois d’avril, pour m’isoler et être au cœur de la nature. Cette année forcément je suis restée à Paris. J’ai quand même lancé la réalisation d’un tableau à la gouache, un paysage de sommets enneigés, cette fois entièrement fait d’imagination puisque je ne peux m’aider d’aucune vue ou inspiration sur place. C’est ma respiration, ma bouffée d’air pur ! Ce sera le 4ème et dernier foulard de la collection Paradis Perdus, il sortira cet hiver.

  • Qu’est-ce qui te manque le plus ?

Au quotidien principalement deux choses : la vie sociale et la liberté d’aller et venir comme on veut.

Par vie sociale, j’entends de vraies rencontres en chair et en os. Bien sûr on a la vidéo et le téléphone pour rester en contact avec nos proches, mais dans ce type de contexte, on a la confirmation de ce que l’on savait déjà : rien ne remplace les échanges avec les personnes « en vrai ». Ils créent un tissu humain qui est indispensable à notre fonctionnement, sans cela la vie perd de son sel.

Question déplacement, devoir rester dans un périmètre réduit m’a ôté toute envie de faire du vélo, qui est mon moyen de déplacement urbain préféré. Vivement la réouverture des boutiques, des galeries et et des musées…

La nature, les grands espaces me manquent également.

Ne plus pouvoir décider de ses sorties ou de ses rencontres, c’est aussi perdre cette part d’incertitude et d’aventure que contient la vie. Cet imprévu parfois inconfortable mais si précieux que je chéris et qu’il me tarde de retrouver.

  • Quelle leçon penses-tu retenir de cette expérience particulière ?

A titre personnel, je ressens davantage cette expérience comme une parenthèse, une parenthèse préoccupante. D’autres expériences m’avaient déjà fait prendre conscience de la préciosité du présent et de la liberté que nous avons la chance d’avoir en France.

Je pense également aux personnes qui sont en prison, coincées dans un espace petit ou avec une grande promiscuité, avec toujours la même cour bétonnée en guise de promenade quotidienne. Eux n’ont d’autre espoir que la fin de leur peine.

De façon plus large, cette expérience nous a montré les limites de la délocalisation. J’espère que nous saurons en tirer une leçon collective en nous tournant davantage vers une consommation raisonnable et raisonnée. Soutenons nos producteurs locaux, protégeons la culture qui nous a tant tenu compagnie pendant le confinement, et consolidons notre système de santé.

Pour découvrir comment d’autres créat-trices-eurs allient création et confinement, c’est ICI.